Pierre de façade de la première Bourse des marchands

Dans la Keurzaal, du côté nord du bâtiment, donnant sur la gare centrale d’Amsterdam, se trouve sur le mur de gauche une pierre remarquable : la pierre de façade originale de la toute première Bourse des marchands, conçue par Hendrick de Keyser, précurseur de la Bourse actuelle.
De Keyser construisit cette bourse entre 1608 et 1611, au-dessus d’un canal couvert à l’extrémité sud de la place du Dam. Le bâtiment fut démoli en 1837 en raison de l’affaissement des fondations, mais la pierre de façade a heureusement été préservée.
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Peinture d’origine

Dans la Rode Kamer et l’Ontvangkamer de la Beurs van Berlage, une partie du mur d’origine a été conservée et volontairement laissée non peinte. Elle a été placée derrière une plaque de plexiglas pour la protéger et offrir aux visiteurs un aperçu de la peinture utilisée par Berlage en 1903. Ainsi, nous montrons que les couleurs actuelles de la Beurs restent très proches de la palette originale imaginée par Berlage.

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Cérès, déesse de l’agriculture

Bien caché dans un bureau du premier étage, au-dessus de la Grain Exchange Hall, se trouve un magnifique relief en grès réalisé par Joseph Mendes da Costa, représentant Cérès, la déesse romaine de l’agriculture. Cette pièce était à l’origine utilisée par le conseil de la Commission du commerce des grains. L’ensemble du décor rend hommage à ce commerce : le papier peint présente un motif d’épis de blé et, dans une armoire, on peut apercevoir un lièvre et quelques chats blottis entre les gerbes.

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L’horloge

Au sommet de la tour de la Beurs van Berlage brillent deux horloges portant chacune un message visible depuis la rue : Beidt uw tijd (« Attendez votre heure ») et Duur uw uur (« Chérissez votre heure »).
Ce que l’on ne voit pas depuis le sol, c’est la signature de leurs créateurs : Joost Thooft & Labouchere, mieux connus sous le nom de Royal Delft. Ces détails cachés sont de petites surprises réservées à ceux qui ont la chance d’accéder au sommet… souvent grâce à un échafaudage.

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Le morse

Autre trésor caché au sommet de la tour : un impressionnant morse sculpté par l’artiste Lambertus Zijl (1866–1947). Zijl faisait partie des artistes que Berlage avait volontairement réunis pour transformer la Beurs en une véritable Gesamtkunstwerk — une fusion d’architecture, d’arts visuels et d’artisanat.
Si vous levez les yeux attentivement depuis la rue, juste au-dessus de l’horloge, vous pourrez distinguer non seulement ce morse perché à l’angle de la tour, mais aussi un fier lion de mer — un détail symbolique surprenant niché au-dessus de la ville.

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